CHRONIQUE D'ECOSSE


Chaque mois, je décris la vie des écossais vu par un étranger sur différents thèmes.

La première chronique décrit les habitudes que vous devez prendre avant de venir en écosse

La seconde chronique parle du rugby qui est la sport national au Royaume Unis et de la ville de Glasgow

La troisième chronique parle de la cuisine écossaise et des Christmas Crackers.

La quatrième chronique parle de l'enseignement à l'université et de la presse anglaise

La cinquième chronique présente deux grandes villes d'écosse qui sont Stirling et Aberdeen

La sixième chronique décrit les règles du cricket ainsi que le système bancaire écossais

La septième chronique spéciale "War in Irak"



CHRONIQUE D'ECOSSE N°1


Après un mois passé en ECOSSE, nous commençons à prendre les habitudes des Ecossais dans le but de survivre dans ce pays au climat très hostile, et dont la devise est de ne jamais faire comme tout le monde. Cette chronique vous indiquera donc les habitudes qu'il faut acquérir avant d'arriver en Ecosse, si vous souhaitez y résider pendant une certaine période.


Tout d'abord, pour traverser la route, regardez toujours à droite puis ensuite à gauche ; sans cette précaution, vous risquez soit de vous faire klaxonner si le conducteur est vigilant, soit de vous faire renverser par une voiture qui vous arrive par le côté que vous ne regardiez pas (mais que vous étiez censés regarder ).


Si vous souhaitez prendre un bus à Edinburgh et dans les grandes villes, sachez plusieurs choses. Les conducteurs ne rendent jamais la monnaie ; il faut par conséquent que vous ayez l'appoint avant de monter dans le bus, ou alors vous laissez un pourboire au conducteur. En échange de ce pourboire, le chauffeur n'adoptera pas une conduite plus souple, qui éviterait au bus de se comporter comme un wagonnet de montagne russe, ni d'aller plus vite car, dans ce cas là, il serait en avance sur ces horaires. Deuxièmement, la montée dans le bus en Ecosse se fait de manière très disciplinée, le premier arrivé à l'arrêt de bus étant censé être le premier à monter dans le bus. Si par mégarde, vous n'adoptez pas cette règle, certaines personnes vous le feront remarquer. La chose se complique lorsqu’ à un même arrêt de bus plusieurs lignes sont desservies ; dans ce cas, regardez bien les personnes qui sont déjà présentes, et lorsque le bus arrive, laissez celles désirant monter dans le bus monter avant vous. Pour ma part, je pense que la meilleure méthode est de monter en dernier, mais en période d'affluence, vous risquez de rentrer à pied ; de plus sachez que de nombreux Ecossais ne respectent pas cette règle. Troisièmement, ne jamais parler au conducteur du bus lorsqu'il roule. En France, la règle est écrite dans les bus mais n'est jamais respectée. Si un jour vous osez poser une question au conducteur de bus alors qu'il n'est pas à l'arrêt, celui-ci attendra d'être arrivé à un arrêt de bus pour vous dire d'abord que vous ne devez pas lui poser de questions lorsqu'il conduit le bus, puis il répondra à votre question.


Bus d'Edimbourg


Au niveau de la restauration, sachez que les Ecossais adorent tous ce qui est frit, refrit et rerefrit, cuisine à laquelle nous français sommes peu habitués. Je vous conseille donc d'acheter soit des sandwich en triangle, car ils ont un très grand choix mais ces sandwichs sont malheureusement assez chers, soit d'acheter des salades, mais celles-ci seront accompagnées d'une sauce sucrée ou de mayonnaise. De plus, lors de très longs séjours, il est préférable de faire sa cuisine, mais attention, les détecteurs de fumée sont très sensibles en Ecosse, et en particulier à l'université Heriot Watt. Si un jour vous avez le malheur de laisser un plat un peu trop longtemps dans le four et que par malchance il soit un peu brûlé, attendez-vous à ce que l'alarme incendie sonne pour vous y faire penser. Mais il sera trop tard : l'activation de l'alarme entraînera l'évacuation de l'ensemble du bâtiment dans lequel vous vivez et 10 minutes plus tard, deux, voir parfois trois camions de pompiers, venus pour constater que vous avez raté votre dîner et percevoir la modique somme de 80 € pour le déplacement. Comme vous pouvez le constater, la sécurité est très importante en Ecosse à tel point qu'après cinq fausses alertes avec intervention des pompiers, le service technique s’est permis de faire une évacuation à titre d'essai à 7 heures du matin alors que tout le monde dormait encore. Et à en faire une seconde le même jour dans les salles de cours en nous faisant remarquer une fois dehors que nous ne sommes pas rassemblés au bon point de rassemblement comme le stipulent les instructions de sécurité.

Pompier écossais que nous recontrons régulièrement à l'université d'Heriot Watt


Une autre habitude que vous devrez également prendre, que vous soyez un simple touriste ou un étudiant qui émigre en Ecosse, c'est que les magasins ferment très tôt durant la semaine. En effet, la plupart des magasins a l'habitude de fermer à 18 heures. Par conséquent, si vous souhaitez faire du shopping, ne vous y mettez pas à 17 heures, mais plutôt en début d'après midi. De plus sachez qu'à 18 heures, les Ecossais qui, à midi se sont nourris de sandwichs, de chips et de boissons énergétiques, ont l'habitude de prendre leur tea time qui, contrairement aux idées reçues, correspond à notre dîner et non à notre quatre heures. Ne soyez donc pas ensuite surpris d'avoir des réunions ou des concerts qui le soir débutent à 19 heures et de trouver les pubs remplis de monde à partir de 21 heures.

D'ailleurs, si vous avez l'occasion de vous promener de nuit dans une grande ville Ecossaise, vous allez être surpris par de nombreuses choses: d'une part par les tenues légères que portent les Ecossaises qui vont en discothèque, alors que le mercure du thermomètre est aux alentours des 5 degrés Celsius, dans l'unique but de ne pas payer le vestiaire de la boîte ; d’autre part, par le nombre de personnes ivres que vous allez rencontrer (hommes ou femmes) car ils viennent de passer une soirée bien arrosée dans un pub.


Mais, il n'y pas que des inconvénients à venir faire ses études en Ecosse bien au contraire. Cela me permet d'apprendre beaucoup sur les coutumes des pays asiatiques puisque je partage la cuisine avec une japonaise MICHKO, un malaysien KEVIN et un indien RAHUL. Pour eux, c'est une chance de venir faire ses études en Ecosses car contrairement aux étudiants de l'Union Européenne, les frais d'inscription s'élèvent à environ 12 000 € par année auxquels il faut ajouter le loyer et la nourriture qui est chère. Mais au fil des discussions, je m'aperçois que leurs parents ont des situations intéressantes qui leur permettent de partir à l'étranger. Malheureusement, ils ne profitent pas de cette chance pour visiter les magnifiques régions Ecossaises et préfèrent passer leurs week-end à l'université. Alors que nous, Français, chaque week-end, nous visitons une partie de l'Ecosse.

Ce premier mois, nous avons tout d'abord fait de nombreuses balades dans la ville d'EDINBOURG et visité presque tous les musées gratuits. J'ai également pu admirer la ville en montant un jour où il n’y avait aucun nuage sur les hauteurs de holyrood park. Nous sommes également allés dans une ville côtière Ecossaise DUMBAR située à 30 miles à l'est de la capitale, pour y voir une mer qui en absence de vent avait l'air assez agitée. Nous avons également profité d'un week-end organisé par la chaplaincy de l'université pour visiter le centre des Highlands. Durant ce week end, nous avons eu un très beau temps qui nous a permis de découvrir de magnifiques paysages désertiques, où l'on voyait des montagnes et des moutons. C’était le fameux week-end où vous avez eu la tempête sur le nord de la France et pendant lequel l’Eurostar s’est trouvé bloqué par trop de sel ! Nous avons également visité le château de GLAMIS qui est connu au Royaume Uni car c'est dans ce château que la reine mère aujourd’hui décédée vivait enfant. Ainsi que la plus petite distillerie d'Ecosse qui fabrique un très bon whisky que l'on doit pouvoir trouver en France puisque la distillerie appartient à PERNOD-RICARD.


Glamis Castle


Voilà le récit du premier mois que j'ai passé en Ecosse. Je pense vous fournir une prochaine chronique le mois prochain.

THOMAS

CHRONIQUE D'ECOSSE N°2


Bonjour à tous. Après vous avoir présenté les différentes habitudes à adopter avant de venir en Ecosse, je vais vous parler ce mois-ci du rugby. Car durant le mois de novembre, en vue de la prochaine coupe du monde de rugby, de nombreux matchs amicaux avaient lieu dans l'ensemble des pays européens. Et l'Ecosse rencontrait à domicile sur trois semaines la Roumanie, l'Afrique du sud et les îles Fidji. Sur ces trois rencontres, moi et d'autres ami(e)s français, nous avons assisté aux deux premières, d'une part car les places pour le match contre la Roumanie étaient gratuites et d'autre part car l'affiche du second match était intéressante et les places pas trop chères : 15€ derrière les buts. En plus, il faut savoir que le rugby est, en Ecosse et dans l'ensemble du Royaume Uni, le sport national.

Billet du match Ecosse - Roumanie


Lors du premier match qui devait débuter à 16h30, et donc se jouer en nocturne car la nuit tombe très tôt en hiver, de nombreuses « academy » de rugby étaient venues assister au match. Pour cette même occasion, des hôtesses distribuaient gratuitement des drapeaux écossais et du lion d'Edimbourg. J'ai réussi à en avoir un de chaque, qui décorent actuellement ma minuscule chambre, et font de moi un étudiant qui souhaite que l'Ecosse soit indépendante. Quand au match, celui-ci était de moyenne qualité ; les joueurs avaient quelquefois la malchance de perdre le ballon en pleine course, alors qu'ils étaient à deux ou trois mètres de la ligne d'essais. De plus, je me demande pourquoi certains joueurs osent prendre le ballon ovale quand on voit après le nombre de joueurs adverses qui l'écrasent dans l'unique but de récupérer ce fameux ballon, qu’ils n'auront pas car l'arbitre indique qu'il y aura mêlée. Le match se termina par une victoire de l'Ecosse.


Billet du match Ecosse - Afrique du sud


Le deuxième match, qui avait lieu une semaine plus tard, était complètement différent. Le matin, pour profiter du jour et de notre ticket de bus, nous sommes allés dans le centre ville pour faire quelques achats et dans les rues, nous pouvions voir de nombreux supporters de l'Afrique du sud portant comme les Ecossais, des maillots verts et jaunes à l'effigie de l'équipe sud africaine. Ces supporters ne venaient pas directement d'Afrique du sud, mais résident habituellement au Royaume Uni, où il y a une grande communauté de sud africains, puisque c'est une ancienne colonie anglaise. D'autre part, à l'arrivée du stade de Murrayfield, le service d'ordre était plus important que la semaine précédente car cette fois-ci, le stade était quasi complet. Dans les tribunes, il n'était pas rare de voir des Ecossais en tenue traditionnelle, c'est-à-dire en kilt alors que la température extérieure était inférieure à 10°C, (et oui il fait froid en Ecosse !). Alors voilà un conseil, si vous souhaitez voir des Ecossais en kilt, n'allez pas vous promenez dans les rues d'Edimbourg où vous verrez les habituels joueurs de cornemuses (Ils ont l'habitude de jouer au coin de Princess Street et Waverley bridge ainsi qu'à High Street qui n'est pas très loin). Mais allez plutôt à un match de rugby sauf si vous souhaitez vous faire photographier à côté d’un Ecossais en kilt ce que vous pouvez obtenir moyennant une pièce dans l'étui de la cornemuse. De plus, si vous avez la chance d'être assis à côté d'Ecossais à la fois passionnés de rugby et aimant le whisky, vous pourrez constater qu'à chaque fois que l'équipe qu’ils sont venus supporter, a marqué un essai ou une pénalité, ils ont l'habitude de boire une petite gorgée de whisky qui est contenu dans une flasque rangée dans la sacoche en cuir sur le devant de leur costume et qui empêche au kilt de se soulever lorsqu'il y a du vent (si le kilt se soulève par derrière c'est moins grave !). Etant donné que l'Ecosse a gagné le match 23 à 10, cela a donné pas mal d'occasions à nos Ecossais de boire une petite gorgée de whisky.


Le stade de Murrayfield


Une deuxième chose dont je souhaitais vous parler est le niveau de vie des Ecossais car on a l'habitude de dire que les Ecossais sont très près de leurs sous. Mais sachez que la vie est très chère au Royaume Uni. Les prix des produits de consommation courante sont élevés, alors que les revenus sont les mêmes qu'en France. C'est pour cette raison que beaucoup d'étudiants ont l'habitude de travailler pendant leur temps libre, ce qui les empêche en revanche de fournir le travail personnel nécessaire pour suivre en cours et comprendre la suite du cours. C'est également pour cette raison que dans les grandes villes comme à Edimbourg ou à Glasgow, que nous avons eu l’occasion de visiter le mois dernier, vous trouvez des marchés aux puces où beaucoup de gens vendent des CD et DVD pirates, des cigarettes de contrebande et des objets dont la provenance est douteuse. Ce type de marchés est uniquement ouvert le week-end car les vendeurs sont des personnes qui travaillent en semaine et qui arrondissent leurs fins de mois grâce à ce genre d'activité. Sachez également que les magasins d'achat-vente sont très nombreux à Edimbourg.


Le marché aux puce de Glasgow


Si vous souhaitez visiter l'Ecosse, je pense que vous envisagerez de visiter la ville de Glasgow qui est la capitale économique de ce pays. Je vous conseille, croyez en mon expérience, de n'y faire qu'une visite d'une journée car la ville n'est pas très jolie. Glasgow est une ville qui a connu une importante croissance lors de la révolution industrielle, ce qui est encore visible actuellement. A tel point que vous verrez aussi bien des usines en périphérie de la ville que dans le centre à proximité de vieux monuments. A titre d'exemple, si vous visitez la cathédrale de Glasgow qui possède de jolis vitraux modernes, vous verrez également à quelques pas, la brasserie industrielle TENENTS célèbre en Ecosse car c'est la bière la moins chère, et si vous montez au funérarium pour voir la ville de haut, vous verrez de nombreuses cheminées d'usine qui doivent être en activité étant donné la quantité de fumée rejetée.


Cathédrale de Glasgow

Nécropole de Glasgow


De plus contrairement à Edimbourg, Glasgow est très peu commerçante, les grands magasins sont situés sur un seul quartier piéton. En période d'affluence, ce quartier est envahi par la foule et vous n'avez pas la possibilité de flâner et regarder les boutiques tranquillement. Le seul magasin intéressant à Glasgow qui est situé dans ce quartier est le fopp : c'est un disquaire qui vend les CD pour 8.5 € et 15 € et vous pouvez trouver des DVD à partir de 11€. A Edimbourg, nous avons plusieurs petits magasins de ce style alors qu'à Glasgow il est trois fois plus grand et a beaucoup plus de choix en particulier pour les DVD. Si vous venez en Ecosse, allez-y faire un tour ; je pense que comme moi vous n'en sortirez jamais les mains vides.


Logo du disquaire Fopp


Dernière chose avant de clore cette chronique : j'ai eu l'occasion d'assister à une projection d'Harry Potter and the chamber of secret (Harry Potter et la chambre des secrets en français). Avec une amie qui a assisté aussi à la projection, nous avons noté six éléments typiquement britanniques. Si vous avez l'occasion d'aller voir ce film, vous pouvez m'envoyer vos réponses par mail à l'adresse suivante : frizou5@caramail.com et je vous dirai si vos réponses sont correctes. De plus, si vous souhaitez vous divertir et travaillez votre anglais, allez le voir en version originale car les acteurs sont très compréhensibles. Je pense également vous apprendre malheureusement que l'acteur qui joue le directeur de l'école est décédé quelques jours avant la sortie du film au Royaume Uni.


Voilà, j'en ai fini avec cette chronique. Je pense vous en envoyer une nouvelle bientôt mais qui sera sans doute plus courte puisque nous sommes en vacances durant un mois dès le vendredi 13 décembre. Cela me permettra de rentrer en France, pour manger de la bonne cuisine, du bon pain, (qui n'ait pas une forme carrée avec seulement deux tailles de tranche medium (moyenne) ou thick (épaisse) et que l'on est obligé de stocker au frigo pour éviter qu'il moisisse) et de bons fromages car trois mois de cheddar c'est dur. Je pense que le cuisine sera un thème abordé dans ma prochaine chronique car il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet.



Thomas


CHRONIQUE D'ECOSSE N°3


Comme je vous l'avais annoncé dans la dernière chronique, ce mois-ci, je vais vous parler de gastronomie ou plus simplement de nourriture car bien manger n'a pas l'air d'être une préoccupation importante pour les Ecossais.

Pour le remarquer, il suffit d'essayer de savoir à quelles heures ils ont l'habitude de prendre un repas. Pour ma part, alors que je suis en Ecosse depuis plus de trois mois, je n'ai pas encore réussi à répondre à cette question. Où alors la réponse est la suivante : les anglais n'ont qu'un seul repas qui s'étale tout au long de la journée (j'en connais qui en France ont les mêmes habitudes alimentaire). J'affirme ceci, car j'ai l'habitude de voir dès que j'arrive en classe pour le premier cours qui au plus tôt débute à 9h15 des étudiants manger des barres chocolatées, des chips ou des hamburgers, tout en buvant des boissons énergisantes populaires dans tous le pays. Comme la fameuse boisson IRN-BRU que vous buvez une seule fois car vous en êtes dégoûtés après l'avoir bue.


Une canette de IRN-BRU


De plus, lorsque vous vous promenez dans les couloirs de l'université, vous trouverez sans aucune difficulté un ensemble de distributeurs automatiques de friandises et boissons. Je parle d'un ensemble, car ils ont l'habitude d'être regroupés par trois. Un qui est attribué pour la vente de friandises allant des paquets de chips aux shortbread (biscuit consistant typiquement écossais). Un second qui est spécialisé dans la vente de boissons fraîches énergisantes ou sucrées et un troisième pour les boissons chaudes tels que le thé, boisson très appréciée par les britanniques.

Ce qui est le plus déroutant pour un français c'est que l'habituelle pause que nous avons entre 12h et 14h, et qui nous permet entre autre de nous restaurer, n'existe pas en Ecosse ; il peut s'avérer que vous ayez cours durant toute la journée sans avoir une pause pour déjeuner. C'est alors que plusieurs possibilités s'offrent à vous:

Soit vous faites comme de nombreux étudiants écossais et vous prenez votre repas tout en suivant le cours. Mais il me semble qu'il est bien difficile de suivre un cours tout en mangeant, et les feuilles où l'on prend les cours deviennent rapidement sales et tachées par des mains grasses.

Soit vous ne mangez pas et durant les inter-cours, vous vous rabattez sur les traditionnels shortbread qui sont de véritables coupe faim.

ShortBread


Ce n'est que le soir, aux alentours de 18 heures, que les Anglais vont prendre un repas digne de ce nom qui se compose d'une entrée, d'un plat principal et d'un dessert. Mais ne pensez pas qu'à l'occasion de ce repas, tous le monde se retrouve autour d'une table pour raconter les événements de la journée ; les Anglais préfèrent au contraire manger en regardant la télé. Ces habitudes, je les ai remarquées entre autre dans ma cité universitaire, car je n'ai encore jamais eu l'occasion de manger avec Philip l'écossais qui mange en permanence dans sa chambre, et une seul fois avec Paul l'irlandais. Ce jour là, il avait déménagé sa télé de sa chambre pour l'avoir à la cuisine et donc suivre son émission de télé tout en cuisinant. Le seul inconvénient, c'est que sur notre table de la cuisine la télé prenait pas mal de place et il était difficile de manger à trois sur une table de quatre. J'ai également entendu dire par des français résidant en ville, que dans certains appartements, il n'y a pas de table dans la cuisine, ce qui oblige les gens à manger chacun dans leur chambre.


Sinon au niveau des spécialités écossaises que j'ai goûtées, je vous conseille de goûter une baked potatoes:

C'est une pomme de terre (aliment de base dans tous plats britanniques), de taille importante, cuite au four et sur lequel on vous met la garniture de votre choix. Je ne connais pas le restaurant qui est situé dans le centre d'Edimbourg et qui offre le plus grand choix de garnitures mais je sais qu'à l'université d'Heriot Watt le choix est important et vous avez même la possibilité de mélanger les garnitures.

Les Ecossais sont également très bons sur les feuilletés et les tourtes qu’ils appellent “ pie ” et qu’ils garnissent avec différentes viandes. Vous trouverez donc dans certains restaurants les tourtes suivantes :

Chicken pie : Tourte au poulet

Steak pie: Tourte au boeuf

Kidney pie: Tourte au rognon (car rognon se dit kidney en anglais).

Si vous êtes en Ecosse, profitez-en également pour déguster une HAGIS qui en français se traduit comme une “ panse de brebis farcie ”. Pour en manger, il suffit d'aller dans un pub qui possède une salle où vous avez la possibilité de vous restaurer. Vous en trouverez quelques uns dans et aux alentours de High Street. Contrairement aux idées reçues, cette spécialité est très bonne accompagnée d'un plat de pomme de terre (purée ou Baked potatoes) et d'une sauce au whisky. Avec ce plat, il est conseillé de boire une Pinte de bière (Mc Ewans, Tenants) ou de cidre (Strongbow).


Dans les villes écossaises, vous verrez de nombreuses enseignes mentionnant sur leurs vitrines Take Away ; sachez que cela signifie que l'enseigne propose des plats à emporter. Ce type de magasins est très facilement repérable à l'odeur car il propage une désagréable odeur de friture, et dans certains quartiers, il y a tellement d'enseignes de ce type que c'est presque insupportable de s'y promener. Cette pollution olfactive est due au type de cuisson que pratique ce type de restaurant et qui est le frit, refrit et le rerefrit ; de plus je vous déconseille ce type de restaurant car quelquefois on n'arrive pas à savoir ce que l'on mange.


Après vous avoir parlé des bonnes choses, je vais vous parler des aliments infects que je vous déconseille d'acheter, ou que vous ne goûterez qu'une seule fois, je pense, parce que vous n'aurez pas suivi mes conseils.

Au niveau des chips, vous avez un grand choix de parfums (flavour), mais certains parfums sont à laisser aux papilles des Ecossais tels que les chips au vinaigre que vous ne trouverez jamais en France.

Au niveau des légumes verts, je vous déconseille d'acheter en boîtes de conserve les petit pois anglais que vous trouverez sous le nom de: “ marrow fat processed peas ”. Mais si vous avez acheté pour goûter une boîte de ces légumes, ne soyez pas étonné que le jus contenu dans la boîte soit vert fluo. C'est normal, je vous recommande donc de rincer à grande eau les petit pois, puis de les faire bouillir. Une fois cuits, enlever l'eau de la cuisson et mettre une belle noisette de beurre d'environ 25 grammes (comme en Bretagne) afin d'atténuer le goût infâme des légumes et déguster avec ce que vous souhaitez. Aussi, en matière de cuisine je ne suis pas COFFE, loin de là, puisque je préfère le tout fait alors ne critiquez pas ma recette si vous l'essayez.

Au niveau des fromages les Anglais n'ont jamais du comprendre, qu'après avoir caillé le lait, il fallait le presser et le laisser affiner durant une longue période. Ce que je n'arrive pas à comprendre puisqu'ils ont l'habitude de prendre leurs temps dans tout ce qu’ils font. Vous aurez en conséquence un choix de fromages très réduit, surtout si on le compare à celui de la France, qui peut se résumer à trois spécialités:

Le cheddar qui est vendu sous différents parfums et différents types d'affinage ;

le Natural Cottage Cheese, qui est simplement du lait caillé ; il est vendu soit nature soit avec des morceaux de pineapple (Ananas) ou de cucumber (Concombre) ;

un fromage fondu qui n'a rien à voir avec notre Laughing Cow (Vache qui rit) d'une part sur le mode de conditionnement et d'autre part sur le goût. Par contre pas de kiri, BEL devrait conquérir ce marché.

Pour augmenter le choix, vous trouvez les fromages français de nos trois grand groupes fromagers, mais à des prix encore plus élevés que ceux appliqués en France.

Dernier petit point avant de finir sur la nourriture écossaise. Comme vous avez pu le constater en lisant les chroniques, l'Ecosse est un pays très différent de la France, et un des points les plus importants c'est qu'au Royaume Uni, il n'y a pas de boulangerie, ou alors si vous en connaissez donnez- moi leurs adresses, alors qu'en France, c'est le dernier magasin à rester dans un village. Par conséquent vous devez acheter votre pain dans les supermarket (Superette), qui vous proposera tout un choix de pain de mie, ayant deux tailles de tranche medium (moyenne) ou thick (épaisse). Mais lorsque vous achetez votre pain, vérifiez la date de péremption, car il a la particularité de moisir très rapidement. Et je vous conseille d'acheter votre pain dans un papier métallisé car le pain se conserve plus longtemps soit environ sept jours. Dans tous les cas, prenez l'habitude de le conserver au frigo ce qui vous permettra de ne pas en jeter une partie à cause des moisissures.


Je vais maintenant vous parler d'une tradition de Noël britannique, qui est le christmas cracker. Un Christmas Cracker est une grosse papillote en papier que deux personnes tirent chacune à un bout : un petit pétard placé à l'intérieur explose lorsque le cracker se déchire. Celui qui remporte le gros morceau gagne le cadeau qui se trouve à l'intérieur.

Boite de Christmas Crackers


Durant le mois de décembre, nous pouvions trouver un grand choix de crackers dans les magasins. Lors d'une sortie en ville, pour faire des achats de Noël, Anne et moi avions fait l'ensemble des grands magasins de Princess Street pour trouver des crackers qui étaient susceptibles d'avoir des surprises originales. Car à l'arrière de la boite où sont regroupés les crackers une photo montre les surprises susceptibles de se trouver dans les crackers. Bien sûr, plus nous augmentions dans les prix, plus les cadeaux étaient utiles. Mais nous avons quand même remarqué la présence de surprises récurrentes telles que le coupe ongle, le paquet de mouchoirs en papier et le jeu de tournevis miniatures. Je pense que ce type de surprise doit avoir une signification, car cela me semble bizarre de trouver un coupe ongle le jour de Noël ou un paquet de mouchoirs en papier. Si vous connaissez les explications écrivez-moi. Nous avons trouvé d'autres crackers proposant des surprises à thème permettant de faire des tours de magie entre autre. D'autres sont vendus vides et c'est vous qui les remplissez avec les gadgets récupérés tout au long de l'année lors d'offres promotionnelles ou autres.


Voilà pour cette chronique. J'espère qu’elle vous a plu et n'hésitez pas à me faire part de vos remarques ou de vos questions auxquelles je répondrais volontiers.


THOMAS


Chronique d’Ecosse n°4


Bonjour à tous, je souhaite à tous ceux à qui je ne l'ai pas encore dit une très bonne année.

Je vous retrouve après avoir passé près d'un mois de vacances dans notre douce mais froide France, pour y redécouvrir entre autres choses des plats bien de chez nous, (mais introuvables en Ecosse) et par conséquent pour reprendre les kilos perdus. D'ailleurs, si vous souhaitez maigrir, faites un séjour au Royaume Uni car c'est très efficace, à moins que vous preniez l'habitude une fois là-bas de manger comme eux.

J'ai également pu remarquer dans mes excursions à Paris que les Français étaient toujours aussi indisciplinés puisqu'ils ne prennent pas l'habitude de faire la queue à l'arrêt de bus ou pour monter dans le train. Mais en revanche, j'ai remarqué qu'ils jetaient moins leurs ordures n'importe où, alors qu'en Ecosse, lorsque vous vous promenez le soir en ville ou à l'université, de nombreux détritus traînent un peu partout. A croire que les Ecossais, sachant que des personnes sont payées pour faire le ménage, pensent que même si le détritus n'est pas dans une poubelle il sera ramassé.

Durant ce mois de vacances, ,j'ai pu écouter des chansons françaises, même si une certaine chaîne de télé ose reprendre avec leur « academy » l'un des plus grands auteurs de chansons françaises, malheureusement décédé. Car en Ecosse, les radios diffusent principalement des morceaux anglais de discothèques. Ainsi tout au long de la semaine, nous avons la possibilité de nous entraîner pour la prochaine sortie en boite. Ne soyez pas non plus surpris d'entendre dans la même journée les mêmes chansons, car leur répertoire est très réduit.

Je vous signale qu’après le maillon faible, un nouveau jeu TV d'origine anglaise est venu s'installer dans la grille de programme de notre première chaîne ; vous l'aurez peut être compris, je veux parler du nouveau jeu Zone Rouge que nous connaissons ici sous le nom « The Chair ». Le nom ne correspond pas à la traduction mais le principe est le même: plus vous êtes calme et plus vous gagnez d'argent.


Mais bon c'est une chronique d'Ecosse, et non une chronique de France, je dois donc vous parler de la vie des Ecossais, et ce mois-ci je vais vous présenter plus particulièrement les cours.


La première chose à dire, c'est que comparativement à la France, nous avons nettement moins d'heures de cours. En effet le trimestre dernier, nous avions en moyenne trois heures de cours par jour et quelques TP à durée indéterminée qui se rajoutaient l'après midi. Car lors des travaux pratiques, nous n'effectuons que les mesures demandées, le rapport étant à rendre plus tard. En contrepartie, vous devez effectuer pas mal de recherches documentaires à la bibliothèque universitaire pour répondre aux questions théoriques. Contrairement aux bibliothèques universitaires françaises qui ne sont ouvertes que lorsque vous êtes en cours, ici, notre bibliothèque ferme à 21h45 en semaine et à 20h le week-end.

D'autre part, les cours ne commencent au plus tôt qu'à 9h15 le matin ; cela nous permet de veiller tard quelquefois et de ne pas être fatigué malgré tout le lendemain puisque mes amis et moi logeons dans les logements universitaires.

Sinon au niveau des sujets traités en cours, nous effectuons principalement des révisions. Depuis le début de l'année, nous n'avons eu que deux nouvelles matières sur les huit que nous étudions actuellement. Cela permet de revenir sur des points que nous n’avions pas très bien compris en France, de plus lors des premières semaines, cela nous permettait de nous concentrer sur la langue et la compréhension. Mais avoir de l'avance sur nos collègues écossais nous handicape quelquefois car, alors que nous utilisons des outils mathématiques vus en France pour résoudre un problème particulier en peu de temps, les anglais peuvent y passer plusieurs minutes voir un cours entier avec leur méthode qui est souvent graphique. Car les britanniques n'aiment pas les mathématiques, et préfèrent résoudre leurs problèmes soit en effectuant des simulations à l'ordinateur, soit en utilisant leur méthode graphique.

Ce qui nous a également surpris, moi et mes amis, ce sont les attitudes des étudiants et des professeurs lors d'un cours.

Vous pouvez arriver à un cours avec 15 minutes de retard sans avoir à vous excuser ou être renvoyé sous prétexte que vous auriez du arriver à l'heure.

Lorsqu'un portable sonne durant un cours, ce qui arrive presque tous les jours, le professeur ne dit rien et continue son cours comme si de rien n'était.

Le plus étonnant, c'est que quelquefois certains étudiants quittent le cours, car ils le trouvent ennuyeux, sous les yeux du prof qui continue ses propos sans faire de remarques désobligeantes à l'étudiant.

La dernière chose que j'ai notée et en particulier ces dernières semaines, c'est que les cours peuvent se terminer 10 minutes voire 20 minutes avant leur fin théorique inscrite sur notre emploi du temps. Le professeur nous explique qu'il a dit tout ce qu'il avait à dire pour aujourd'hui ou qu'il n'a pas le temps pour commencer un nouveau sujet. En France, les professeurs avaient plutôt l'habitude de nous laisser sortir quelques minutes après la fin du cours car le programme est très important.


Si un jour vous visitez une université britannique, vous remarquerez que de nombreux étudiants lisent des journaux. Mais si vous jetez un oeil sur leur contenu, vous comprendrez rapidement pourquoi ils sont très lus.

D'une part, ils ne coûtent pas chers puisqu'ils sont vendus aux alentours de 20 pences soit 30 centimes d'euros.

D'autre part, vous trouverez quotidiennement en deuxième ou troisième page une photo d'une charmante demoiselle en tenue très légère ou sans rien du tout. Comme vous pouvez vous en douter, c'est la page la plus lue du journal. Car les autres articles que vous trouverez vous informeront sur la vie privée de nombreuses stars nationales et internationales.

Si vous lisez le Times qui est réputé être un journal sérieux et que vous souhaitez connaître l'actualité internationale, vous devez vous rendre dans les dernières pages car les Anglais semblent s'intéresser davantage à leurs affaires politiques, sociales et économiques qu'à ce qui se passe dans le monde. Je vous conseille de lire notre presse nationale au moyen du net. Vous pourrez suivre l'actualité de notre pays qui est très riche, ainsi que l’actualité internationale qui est très préoccupante.

Pour vous informer de l'actualité du Royaume Uni sans avoir à acheter un canard de très mauvaise qualité, il vous suffit de prendre le bus. Car très souvent, les Britanniques ont l'habitude de laisser des tirages dans les bus. N'hésitez pas à les prendre pour les feuilleter et ne soyez pas non plus surpris qu'une personne vous demande s'il peut lire le journal laissé sur une banquette à côté de vous. En revanche, il est mal vu de conserver le journal pour le lire chez soi et découper quelques articles car vous évitez à d'autres personnes de le lire.


Le mois dernier, je vous ai parlé de la cuisine écossaise. Je souhaitais y revenir ce mois-ci car depuis mon retour de vacances, j'ai découvert un nouveau fromage qui n'est pas un dérivé du cheddar. Ce fromage qui s'appelle le Arran est fabriqué dans l'île d'Arran située à l'ouest de l'Ecosse.

Ce fromage se présente un peu comme notre Babybel, car il est recouvert de cire ; en revanche, il est coupé en demi-lune et il ne possède pas de languette pour pouvoir enlever la cire rigide du fromage. Ce qui rend la découpe difficile d'autant que c'est une pâte dure alors que notre Babybel est une pâte molle. Sinon au goût, le fromage n'est pas mauvais et selon une amie il a le goût de la mimolette. J'ai été surpris de découvrir ce nouveau fromage, habitué à ne manger que du cheddar. Je me demande quand même pourquoi l'Ecosse ne fabrique pas du fromage à base de lait de brebis comme nos fromages d'Ossau Iraty. Car vu le nombre de moutons, ils doivent produire beaucoup de lait de brebis. Le CIDIL devrait se pencher sur la question.

J'ai également trouvé avec cette même amie deux boulangeries situées dans des quartiers résidentiels de la capitale écossaise. Et vu le monde qui faisait la queue, elles ne doivent pas être mauvaises.


Voilà pour ce mois-ci. Merci d'avoir lu avec attention cette nouvelle chronique d'Ecosse. Le mois prochain, je parlerai de l'économie du pays car il y a des choses à dire.


THOMAS

Chronique d’Ecosse n°5


Bonjour à tous


Le mois de février fut riche en découvertes car nous avons, mes amis et moi, profité de voyages organisés par la Chaplaincy pour visiter Stirling et ses alentours ainsi que deux villes écossaises de la côte est, Dundee et Aberdeen.


Stirling est située entre les deux principales villes écossaises, Edimbourg et Glasgow. La ville est très connue en Ecosse à cause d'un certain William Wallace, vous savez Mel Gibson dans Braveheart, qui repoussa les Anglais dans la vallée de Stirling le 11 septembre 1421.

Lors de notre voyage à Stirling, nous avons débuté la matinée par une visite du château de la ville. Comme le château d'Edimbourg, celui-ci est perché au sommet d'une montagne pour différentes raisons: le point de vue est tellement vaste qu'il était aisé de repérer une invasion et d'avoir le temps de se protéger ; la prise du château est rendue très difficile et ces deux avantages permettent de diminuer le nombre de gardes qui sont nourris et logés par les Seigneurs, car les réductions de personnel ne datent pas d'hier.

Dans le château, vous pourrez découvrir de nombreuses salles, allant de la cuisine aux chambres du Roi et de la Reine, et l’on vous y raconte la vie à la cour. Mais ne vous attendez pas à retrouver le style de Versailles car c'est plutôt un château du Moyen Age.


Stirling Castle

Après la visite du château, vous pouvez vous rendre à Argyll's Lodging, qui était le lieu de villégiature des Comtes de Stirling.

Vous pouvez également vous rendre dans le centre ville qui ressemble à celui d'une grande ville d'Ecosse. Vous y trouverez une zone très piétonne avec toutes les enseignes et devantures des grands magasins britanniques.

Pour la maison, vous avez British Home Store qui correspond à notre BHV ou Habitat.

Pour les vêtements, vous n'aurez aucun mal à dénicher un Marks & Spencers alors qu'en France, ils ont tous disparu car ils ne rapportaient pas assez.

Pour la musique, vous avez Virgin Megastores qui est souvent à proximité de son concurrent direct HMV.

Quelquefois vous verrez également Fopp qui est imbattable au niveau prix comparé aux deux précédents distributeurs, appartenant chacun à une maison de disques. (Mais vous n'aurez aucune difficulté à trouver chez tous ces distributeurs les compact disques produits par les maisons de disque concurrentes).

Si vous cherchez une carte pour célébrer un anniversaire, une naissance ou un autre événement, il vous suffit d'entrer dans les magasins Clinton's qui se sont spécialisés dans la vente de cartes pour tous types d'occasions ou messages.


Comme nous étions dans la région de William Wallace, nous avons également visité le Wallace Monument. Il s’agit d’un donjon qui est situé sur une colline faisant face au château. L'ascension jusqu’en haut du donjon se fait par un escalier en colimaçon étroit que vous empruntez également pour la descente. Arrivé au sommet, et si vous avez la chance d'avoir un temps magnifique, vous avez la possibilité de voir le point culminant de la capitale écossaise qui est Arthur Seat volcan situé dans Holyrood Park, ainsi que le château d’Edimbourg. Ayant bénéficié d’un ciel nuageux, nous n'avons pu admirer que le complexe sportif de l'université de Stirling et en particulier son lac où il semblerait que des activités d'eau vive soient pratiquées et le golf qui entoure l'université.


Wallace Monument

Et oui, en Ecosse, il y a tellement d'eau que même les universités ont leur lac, mais cette règle ne s'applique pas en revanche pour les golfs.

D'ailleurs en parlant d'eau et de volcan, sachez que l'eau minérale Volvic est très consommée en Ecosse, à tel point qu’elle vient tout juste d'être devancée par sa principale concurrente nationale grâce à une campagne publicitaire fracassante. N'ayant pas la télé, je n'ai pas vu le spot, mais pour qu'elle soit fracassante, il a fallu filmer David Beckam, qui est l’équivalent de notre Zinedine Zidane, dans les vestiaires avant un match important et enfilant ses chaussures et buvant ensuite une gorgée d’eau.


Pour finir notre excursion, Fiona, l'organisatrice du voyage, nous fît marcher sur les hauteurs d'un village se nommant Dollar pour atteindre Castle Castle.

Ce château possède *** par le Scottish Board Tourist alors qu'il ne présente que peu d’intérêt à être visité, surtout que l'entrée est payante. Mais sans avoir rien payé, nous avons pu visité le rez de chaussée qui se résume à des salles vides et un jardin situé à l'arrière donnant sur une belle vue de la vallée. Nous étions monté à ce château pour donner un but à notre ballade qui quand à elle valait le déplacement. Je voulais simplement dire aux futurs touristes souhaitant visiter les monuments écossais que le Scottish Board Tourist note facilement les monuments dès que l'entrée se révèle payante.


Quinze jours plus tard, une nouvelle excursion était organisée pour visiter cette fois la côte est de l'Ecosse et en particulier un musée situé dans la ville portuaire de Dundee dédié aux explorateurs de l'Antarctique. L'Antarctique ne fut exploré qu'au début du XXème siècle et plus particulièrement en 1904 par le capitaine Scott, un nom bien écossais, qui embarqua sur le Discovery, un fameux trois mâts spécialement construit pour ce type d'exploration dans le chantier naval de Dundee. Dans le musée, vous découvrirez les récits de voyage du capitaine Scott et de son équipage, de nombreuses informations sur la construction du Discovery qui a pour particularité de posséder une coque très épaisse afin de supporter les pressions exercées par les icebergs. Pour clore la visite, vous vous promènerez sur le pont du Discovery qui est maintenant amarré de manière permanente au port de Dundee. Car aujourd'hui les scientifiques qui n'ont pas froid aux yeux explorent ce continent du sud avec un simple voilier brise glace ou à bord d'une capsule flottante pour se laisser dériver et emprisonner dans une mer de glace, pour dans un premier temps faire des études scientifiques, et dans un second temps s'isoler et oublier tous les événements internationaux que nous vivons aujourd'hui.

La ville de Dundee ne présentant aucun attrait particulier, nous avons continué notre montée vers le nord pour visiter un nouveau château « Dunnotar Castle » qui n'est pas construit sur une montagne. Mais ne croyez pas que son accès soit pour autant plus facile, car celui-ci est construit sur la pointe d'une falaise. Le Seigneur qui le fit construire souhaitait, je pense, avoir vue sur la mer, ce qui est le cas, croyez moi, car on se croirait sur la Pointe du Raz de notre côte finistérienne. Même si le château est en ruine et que vous ne pouvez en visiter qu'un quart, vous ne serez pas déçu du paysage surtout lorsqu'il fait beau.


Dunnottar Castle



Nous trouvant à quelques miles d'Aberdeen, nous avons terminé la journée dans cette ville portuaire dont l'économie est centrée sur le transport d'hydrocarbures ; le port d'Aberdeen est le port du Royaume Uni qui a le plus gros trafic maritime de pétroliers et de méthaniers en raison de la présence proche de la station pétrolière offshore. Ne soyez donc pas étonné de voir au loin de nombreux pétroliers ou méthaniers prendre le chenal lorsque vous vous promenez le long de la plage de sable. Mais celle-ci n'a rien à envier à la Baule, et puis à proximité vous avez un parc d'attractions qui diffuse une agréable odeur de friture qui se mélange à l'odeur iodée de la mer, les frites sont ainsi salées dès leur sortie du bac d'huile, ingénieux non ?

La ville est également centrée sur l'art puisqu'elle possède une Université spécialisée dans ce domaine. D'ailleurs si vous aimez l'art moderne, je vous conseille de visiter la galerie d'Aberdeen qui possède une vaste collection de différents artistes locaux et internationaux.

Ce que nous avons également remarqué, c'est que l'ensemble des vieilles constructions sont de couleur grise. Cette couleur ne vient pas de la pollution atmosphérique mais de la couleur du granit avec lequel ont été construites les vieilles maisons d'Aberdeen, ce qui donne à la ville un caractère un peu triste et morose lorsque le ciel est gris ou dès qu'il fait nuit.


Aberdeen


Je m'éternise sur mes journées touristiques et oublie de vous parler de l'économie du pays, comme je l'avais annoncé le mois dernier. De plus certaines personnes semblant être intéressées par le sujet, j'ai donc décidé de vous parler de la monnaie.


Le Royaume Uni, faisant partie de l'Union Européenne mais souhaitant garder son originalité, a conservé le 1 Janvier 2001 sa Livre Sterling alors qu'à cette même date 12 pays changeaient de monnaie et passaient à l'ère Euro.

Pour nous, touristes et étudiants européens, ce type de politique ne nous avantage guère puisque nous perdons des sommes importantes lors de nos transferts de fonds. Et puis, nous ne parlons entre nous qu'en francs français car la conversion est assez aisée puisqu'il suffit de multiplier par 10.

Mais ne pensez pas que les Britanniques soient prêts à changer dès maintenant de monnaie. Pendant une certaine période, je pouvais trouver dans les nouvelles acquisitions de notre bibliothèque universitaire quelques ouvrages consacrés à la monnaie unique et sur son implication sur l'économie britannique. En voyant ces différents ouvrages, je me suis dit que l'euro allait bientôt arrivé en Grande Bretagne. D'autre part, durant le mois de Décembre, le marché de Noël d'Edimbourg était une zone euro, où les achats en euro étaient acceptés.

Mais durant le mois de janvier avant la projection du film « Gang of New York », nous avons pu voir une publicité anti-euro, avec le slogan : «Oui à l'Europe, Non à l'Euro». Mes amis et moi, nous avons tous eu une réflexion d'indignation et d'incompréhension après avoir vu la projection de ce spot publicitaire, car on ne se demande encore pourquoi le Royaume Uni ne souhaite pas passer à l'euro. Peut-être que la situation va changer dans les prochains mois, puisque le 7 juillet prochain, le ministre des finances britannique doit rendre publiques ses intentions sur l'insertion à la monnaie unique.


C'est sur ces derniers mots que je clos ma chronique et au mois prochain, de retour en France.


Thomas



Chronique d’Ecosse n°6


Bonjour à tous


Durant le mois de mars, de nombreux événements ont marqué l’actualité britannique. Tout d’abord, c’est la guerre en Irak et l’armée anglaise qui a envoyé de nombreux soldats pour aider les Américains à renverser le régime Irakien. D’autre part, en Australie, a eu lieu la coupe du monde de cricket.

Je ne traiterai pas du premier sujet dans cette chronique, car il est trop vaste, mais je pense y consacrer une chronique spéciale. En revanche, je vais aujourd’hui vous parler du cricket car c’est un sport très peu pratiqué en France et peu connu. En revanche, si vous séjournez quelques jours au Royaume Uni, il est très difficile d’échapper à une retransmission d’un match de cricket.

Le cricket se joue sur un terrain ovale (de dimensions maximales 135 m et 150 m) où se rencontrent deux équipes de 11 joueurs. La durée d’un match est en moyenne de 6 heures avec une mi-temps d’une heure.

Lors de la première période, une des deux équipes a le rôle de batteur (nous la désignerons équipe A), alors que les joueurs de l’équipe adverse (équipe B) auront à tour de rôle le poste de lanceur ou de défenseur.

Pour débuter un match de cricket, deux joueurs de l’équipe A doivent se placer sur les deux bases du terrain. Derrière chaque base, trois piquets verticaux sont plantés dans le sol surmontés de deux témoins, c’est le guichet.

Le guichet

Le déroulement d’une phase de jeu est la suivante :

* si la balle, une fois frappée, a dépassé les limites du terrain avant d’avoir atteint le sol, le score de l’équipe A augmente de 6 points

* si la balle, une fois frappée, a dépassé les limites du terrain mais qu’elle a rebondi avant, le score n’augmente que de 4 points.

* d’autre part, après leur frappe, les batteurs peuvent rejoindre la base de leur coéquipier ; cela s’appelle une course et chaque course incrémente le score de 1. Mais lors d’une course, les batteurs doivent observer les attitudes des défenseurs de l’équipe B qui ont, quant à eux, mission de limiter « les courses » en récupérant le plus rapidement les balles, et en essayant d’éliminer le batteur. Pour cela, il faut qu’un défenseur récupère la balle frappée à la volée ou qu’il détruise le guichet alors que le batteur est en « course ».

La mi-temps d’un match de cricket se termine lorsque les onze batteurs sont éliminés. Pour la deuxième mi-temps, les rôles sont inversés.

Le batteur

A l’issu du match, l’équipe victorieuse est celle qui a obtenu le plus de points.


Le mois dernier, j’avais commencé à vous parler de l’économie britannique et plus particulièrement de la monnaie. Ce mois-ci, suite à une petite mésaventure bancaire, je souhaitais traiter du système bancaire britannique qui est nettement moins performant que notre système français.

Logo des principale banques écossaises

La première chose que l’on peut dire sur une banque écossaise, et plus particulièrement sur « The Royal Bank of Scotland » dont je suis malheureusement client, c’est qu’il est très difficile d’ouvrir un compte courant. En effet de nombreux justificatifs vous sont demandés tels que la lettre d’acceptation à une université écossaise ainsi que votre justificatif de domicile. De plus ne vous attendez pas à obtenir votre numéro de compte le jour même, mais attendez une semaine environ. Je ne me souviens pas qu’en France, cela avais mis si longtemps.

Si vous êtes également étudiant et que vous ne justifiez pas de revenus réguliers mensuels, il vous faudra perdre l’habitude de payer un grand nombre de vos achats avec votre carte bancaire, car il ne vous sera délivré qu’une carte de retrait dont vous ne connaîtrez le code Pin qu’après être passé à votre agence bancaire pour lui signaler que vous avez reçu votre carte.

Pour information, sachez que les cartes de crédit existent au Royaume Uni, mais comme leur nom l’indique, dès que vous payez avec, vous effectuez une demande de crédit, et vous serez donc obligé de rembourser vos achats avec des intérêts.

De plus, lorsque vous effectuez un paiement avec une carte de crédit, le commerçant vous demandera uniquement une signature pour confirmer la transaction et vérifier que vous êtes bien le possesseur de la carte, en comparant les deux signatures. Une signature étant très facilement reproductible par n’importe qui, ce type de contrôle est obsolète comparé à notre système français où l’on introduit son code pin pour chaque transaction.

Ne soyez donc pas étonnés de voir les Ecossais payer principalement en liquide. Mais ils se sentent plus en sécurité qu’en France. Nous en avons eu un excellent exemple un soir, ou plutôt un matin, car il était deux heures du mat, en semaine dans le centre d’Edimbourg : alors que nous attendions notre bus de nuit à proximité d’une banque, nous avons pu assister à un convoyage de fond. Un véhicule blindé arrive devant la banque, et s’arrête moteur éteint. Deux employés sortent du fourgon, tranquillement, pour effectuer leur tâche. Ce n’est que cinq minutes plus tard que le fourgon quitta la banque avec des fonds supplémentaires.

En France, les attaques de fourgons blindés furent un temps très nombreuses et sont malheureusement meurtrières. Après avoir observé cette scène, nous pouvions dire que la ville d’Edimbourg est sûre. Je dis Edimbourg car il s’avère que ce n’est pas toujours le cas dans l’ensemble de l’Ecosse malheureusement.

Je souhaite également revenir sur la carte de retrait qui est gratuite mais qui ne permet pas de retirer gratuitement de l’argent partout ; ainsi, le retrait dans une banque concurrente vous est facturé. Le retrait d’argent n’est gratuit que dans les distributeurs de la société Links qui accepte toutes les cartes bancaires. Votre banquier justifiera cette facturation supplémentaire par le fait que votre compte courant est rémunéré. Mais je préfère avoir un compte qui ne me rapporte rien et avoir en contre partie davantage de services, comme des relevés de compte par exemple qui sont actuellement inexistants.

Si un jour, il vous arrive que le solde de votre compte devienne négatif à la suite d’un virement automatique, votre banque vous retirera automatiquement 45 € pour différentes tâches administrative qui consistent à annuler ce virement. Les banques françaises préfèrent offrir des services qui permettent d’avoir un délai de grâce de 15 jours pour remettre à flot votre compte.


Comme vous l’aurez compris, pour un Français, le système bancaire anglais possède quelques lacunes. On a l’impression qu’il s’agit davantage d’entreprises chargées de gagner de l’argent sur notre dos que d’établissements à qui l’on confie son argent pour le gérer au mieux. Mais peut-être, est-ce justement parce que nous sommes Français et que des facilités sont accordées aux Ecossais de souche ?


Thomas

Chronique d’Ecosse n°7


Bonjour à tous


Comme je l'avais annoncé le mois dernier, je souhaitais consacrer une chronique spéciale “ War in Irak ” où l'armée britannique agissait aux côtés des marines américains.


Malheureusement, durant la même période, j'ai quitté le territoire britannique, pour cause de vacances et non pas de guerre. Je ne pourrai donc malheureusement pas vous décrire le sentiment des britanniques face à ce conflit, qui fut marqué de leur côté par de nombreuses pertes suite à des collisions d'hélicoptère, des accidents de voiture, et des tirs américains. Les marines sont équipés des toutes dernières technologies au niveau armement mais qui sont moins bien préparés à survivre dans des conditions extrêmes à l'inverse de leurs homologues britanniques.

Bien avant le début de la guerre, le premier ministre britannique Tony BLAIR avait décidé d'envoyer les troupes britanniques dans le golfe persique pour aider les américains. Ne pensez pas que tous les britanniques étaient du même avis que Tony BLAIR, puisque durant les derniers mois, de nombreuses manifestations de contestation ont eu lieu dans les plus grandes villes d'Ecosse et d'Angleterre, auxquelles de nombreuses écoles primaires participaient.

Au sein de son gouvernement, Tony Blair rencontra également des désaccords, puisque onze députés menaçaient de démissionner si l'armée britannique entrait en guerre. Quatre seulement sont allés jusqu'au bout de leurs propos.

Quant à un mépris des français durant cette période, nous ne l'avons pas remarqué. Il faut dire qu'en Grande Bretagne notre réputation n'était déjà pas très bonne et somme toute, nous avons été moins critiqués en Grande Bretagne qu’aux Etats Unis où la population américaine rappelle des faits erronés ou très anciens. Par exemple pour argumenter le fait que les français sont antisémites, certains parlent encore de l'affaire Dreyfus alors qu'un siècle sépare les deux événements.

Ils nous critiquent également sur le fait qu'ils ont libéré nos grands parents durant la seconde guerre mondiale et que nous devons leur rendre la pareille. Enfin, les américains pensaient être accueillis comme des libérateurs et ont été un peu déçu sur ce point là.

De mon côté, alors que la guerre venait juste de débuter, j'ai sondé les personnes qui partagent ma cuisine pour connaître leurs positions.

Rahul, un indien, était comme moi contre la guerre car pour lui ce n'était pas la meilleure solution pour faire tomber un dictateur au pouvoir depuis plus de 25 ans. D'autre part, les américains sont très peu appréciés par les indiens actuellement car, vous le savez peut être, les Etats Unis souhaitent réaliser des essais nucléaires dans la zone internationale de l'océan indien et donc à proximité des côtes indiennes et du Pakistan, pays ayant selon eux apporté un soutien à Oussama Ben Laden.

Kevin était d'un tout autre avis. Suite à la lecture sur internet d'un rapport américain sur le désarmement irakien, il comprenait l'attitude de George Bush, qui menait cette guerre car l'Irak n'avait pas respecté les accords de l'ONU sur la destruction des armes chimiques qui font comme nous avons pu le voir sur notre chaîne nationale FRANCE 2 des dégâts considérables à long terme, sur le plan humain et environnemental. Le seul inconvénient, c'est qu'après un peu plus d'un mois de guerre, aucune arme chimique n'a été trouvée et les américains soupçonnent les syriens de les cacher. En revanche le pétrole irakien a été une des choses que les américains ont pris en charge rapidement pour en perdre le moins possible.

Philips, l'Ecossais, était également pour la guerre, mais il me fit remarqué que dans deux semaines il serait sans doute contre. Je pense qu'il changeât d'avis rapidement quand il a appris la disparition du journaliste anglais d'ITV et la mort des soldats britanniques. Un peu comme “ le canard THE SUN ”, dont le but est plus de vendre que d'informer ses lecteurs, qui avant le conflit critiquait Jacques Chirac en le comparant à Sadam Hussein, mais qui lors des premières pertes britanniques était contre le conflit.

Quand à Paul, il me fit remarquer qu'il n'avait pas d'avis sur la question car il n'avait pas suivi les faits depuis le début. Pourtant lui qui regarde la télé au point de l’apporter dans la cuisine avec lui pour manger, il a du sans doute voir des images du conflit car la présence des journalistes était importante.

La première guerre du golfe effectuée par George Bush père, était selon le journal LE MONDE, une guerre sans images que l'on a vue à la télé. La seconde guerre du golfe effectuée par George Bush fils (pour faire comme papa) fut une guerre où les images et la communication avaient leur importance.

Etait-il nécessaire de dépenser une fortune dans la construction d'un centre de presse, où se tenaient les principales conférences de presse, qui se devaient d’être claires et précises et qui se sont révélées très floues.

Etait-il nécessaire d'avoir des journalistes qui suivaient les troupes pour filmer les combats directement sans que les cameramen et journalistes se sentent en sécurité. D'ailleurs le fait de filmer en permanence les combats permet de montrer aux téléspectateurs les bavures des soldats américains. Comme dans le “ No Comments d'EuroNews ”, où un interprète portait une fillette touchée à la tête par des tirs de mitraillette qui avaient tué son père.

Le gouvernement irakien avait une méthode plus conventionnelle, avec des bus qui emmenaient les journalistes aux endroits où il y avait théoriquement des combats, dans des hôpitaux où il n'y avait aucun soldat blessé, et avec un ministre de l'information très optimiste.


Ce fut une guerre également pour les chaînes de l'information continue avec, pour les américains, CNN, dont la notoriété est due au premier conflit de 1992, et la chaîne musulmane ALJAZEERA dont le site web fut durant le conflit le plus recherché par les internautes. Mais étrangement la version anglophone de la chaîne n'était pas accessible : error 404 (le site n'existe pas).

D'ailleurs les américains pensant à une guerre éclair, qui ne devait durer que quelques jours, ne bombardèrent pas dès les premières attaques aériennes les locaux de la chaîne afin de l'utiliser ensuite pour la propagande américaine (les tracts envoyés par avion sont moins efficaces que la TV). Malheureusement, les américains ont été retardés et le conflit durant trois semaines, ce n'est qu'au bout de la première semaine que les locaux de la chaîne musulmane furent détruits emportant également la vie à un ou plusieurs journalistes se trouvant à l'intérieur.

Durant les 15 jours de conflit, 11 journalistes sont morts dans l’exercice de leur profession. Ce chiffre est important pour la durée et l'armée est souvent incapable d'expliquer la mort des journalistes, comme par exemple ces morts lors du bombardement de l'hôtel Palestine, Q.G de tous les journalistes.

D'autre part, un même événement était présenté de manières très différentes par les deux chaînes d'information. Dans le cas de l'arrestation par des soldats irakiens de marines américains, la chaîne ALJAZEERA montrait les images des prisonniers alors que CNN n'en faisait qu'une courte allusion. En revanche les américains ont dénoncé un manque de professionnalisme de la part de la chaîne qui selon eux n'a pas respecté les accords de Genève (on en a entendu souvent parlé de ces accords) qui stipulent que chaque prisonnier de guerre doit rester anonyme. Or il s'est avéré que quelques jours plus tôt , nous pouvions voir sur CNN très distinctement le visage d’un prisonnier irakien.


Quand aux conséquences de la chute de Saddam Hussein, nous n'avons pu voir qu'un peuple qui n'avait plus de repères, qui durant plusieurs jours a vécu dans le chaos, se caractérisant principalement par des vols de toutes choses sans que les marines n'agissent afin de maintenir un peu d'ordre.


Les Etats Unis sont donc venus en Irak, pour confirmer leur puissance sur le monde, en particulier vis à vis de l'Europe et de l'ONU, pour récupérer le pétrole destiné auparavant à un groupe pétrolier français et non pour installer une politique démocratique comme cela avait été prévu avant le conflit.


Thomas